Les passages de grade

 

1er et 2e dan
Les passages de grade 1er et 2e dan sont organisés par et dans les ligues (délégation de la CSDGE). Il faut consulter le calendrier de la  ligue.

3e dan et 4e dan
Les passages de grade 3e et 4e dan sont organisés par la CSDGE dans les 6 interzones (les centres d’interzone : PARIS – BORDEAUX – LYON – MARSEILLE – NANCY – RENNES). Ces interzones sont ouvertes en fonction des besoins.

1 – Conditions d’accès au passage de grade « DAN »

1.1 Justifier d’au moins trois années de pratique et donc trois timbres de licence pour le passage de SHODAN

+ 2 années (jour pour jour) + 2 timbres de licences pour le passage de NIDAN
+ 3 années (jour pour jour) + 3 timbres de licences pour le passage de SANDAN
+ 4 années (jour pour jour) + 4 timbres de licences pour le passage de YONDAN

1.2 Justifier de trois stages ou sessions d’écoles régionales, organisés par les instances fédérales (nationales, régionales, ou départementales), dans les douze mois précédant l’inscription,

La participation doit être inscrite et visée sur le passeport sportif du candidat. Les stages privés ne sont pas comptabilisés.
Seuls certains stages sont reconnus pour les passages de grade « DAN » . Ce sont :

  • Les stages Fédéraux
  • Les stages de Ligue.

Dans la ligue du Nord sont pris en compte :

  • Les stages de ligue dirigés par l’expert mandaté à cet effet (Ils ont lieu généralement les samedis)
  • Le ou les stages nationaux organisés dans la ligue
  • Les stages de préparation « DAN »
  • Le stage de printemps.
1.3 Présenter un certificat médical

Le certificat médical doit spécifier l’absence de contre-indications à la pratique de l’aïkido en compétition. Vous trouverez le formulaire ici.

1.4 Avoir complété et transmis votre demande de candidature à l’examen

Vous trouverez ici les formulaires nécessaires à votre inscription.
La demande pour le 1er ou le 2ème dan est à formuler 2 mois avant la date de l’examen celle pour le 3ème ou le 4ème dan 3 mois avant l’examen.

2 – Durée des épreuves

  • SHODAN Premier DAN 12 minutes environ
  • NIDAN Deuxième DAN 14 minutes environ
  • SANDAN Troisième DAN 16 minutes environ
  • YONDAN Quatrième DAN 18 minutes environ

 

 3 – Critères d’ évaluation

3.1 – Evaluation du niveau SHODAN – Premier DAN

Le premier Dan ou la compréhension et la connaissance au plan général

Définition du niveau

Le niveau Shodan (Premier dan) doit être, conformément à la tradition et à la signification des termes japonais, considéré comme le premier niveau, le « début » de la pratique.
Cela signifie que le candidat doit disposer des « outils constitutifs » de la pratique de l’aïkido, outils sans la connaissance et la compréhension desquels on ne peut prétendre faire de L’aikido.
Cette connaissance et cette compréhension devront ensuite évoluer vers la maîtrise des mêmes outils dans les grades ultérieurs.

Indicateurs de niveau

Ces « outils constitutifs » peuvent se regrouper en trois types principaux d’indicateurs

A – Connaissance formelle des techniques et de Reishiki.

Le jury doit pouvoir reconnaître les enveloppes globales et caractéristiques qui distinguent les techniques entre elles (ikkyo de nikyo , de sankyo, etc.)

B – Construction des techniques (Riai)

Le jury doit pouvoir observer la construction des techniques au travers des « phases » suivantes :

  • phase initiale de placement : (elle implique la compréhension de principes tels que Irimi, Tenkan et Ma-ai.)
  • phase dynamique de création et conduite du déséquilibre;
  • phase terminale où le déséquilibre se transforme en amenée au sol (projection, immobilisation).

Le respect de ces 3 phases ne devant pas nuire à la continuité (Nagare) dont l’exigence est modulée en fonction du grade demandé. Ce schéma est certainement un peu académique ou rigide, – la notion de contrôle devant en effet être partout présente et constituer le liant -, mais néanmoins incontournable dans l’apprentissage. Progressivement, ce deuxième indicateur, la construction des techniques, sera intégré dans le troisième indicateur, car une bonne compréhension des principes d’unité et de respect de l’intégrité doit aboutir à un schéma rigoureux de construction des techniques. Cependant, au niveau du premier dan, ce deuxième indicateur semble être un appui nécessaire pour aider à développer le troisième.

Exemple de comportements observables (en négatif et en positif) :

  • Sur katate dori – ikkyo : venir saisir directement la main sans s’être déplacé ou sans avoir marqué le contrôle d’une manière ou d’une autre.
  • Par son équilibre, mettre l’attaquant en situation de déséquilibre.
  • Coordination de l’attaque de Uke avec l’exécution de la technique dans son enchaînement (Tsukuri – kuzushi – gake ou immobilisation).

NOTA : La construction des techniques ne peut se faire qu’à partir d’un minimum de condition physique. Mais il ne faut pas la concevoir dans un sens étroit, exclusivement physique, voire musculaire (cf. la notion de taïku – ryoku) : l’endurance, la résistance (physique, émotionnelle), etc., sont aussi le résultat d’une préparation psychologique.

Une absence de préparation physique (au sens large) entraîne souvent la perte des équilibres techniques ou des bases de la discipline. Cette dimension est transversale à tout l’examen, et est évaluée en référence à l’âge et au sexe du candidat.

 C – Principe d’intégrité

La compréhension du principe général et fondamental selon lequel la technique d’aikido doit préserver et renforcer l’intégrité (au sens le plus large du terme) physique et mentale des deux protagonistes constitue le troisième indicateur

Ce principe, au contenu très dense, comprend notamment tous les éléments suivants :

  • nécessité d’unité du corps, de centrage, d’engagement du corps dans le sens de l’action ;
  • nécessité d’une attitude juste (cf. la notion de shisei), d’une maîtrise et d’un emploi adéquat de son potentiel physique, d’un rythme adapté entre les mouvements et à l’intérieur du mouvement (cf. les notions de kokyu, et de kokyu – ryoku) ;
  • nécessité de conserver son potentiel, sa disponibilité, sa mobilité, sa capacité de réaction et sa vigilance (cf. les notions de zanshin et de metsuke) tout au long de la situation ; nécessité de soutenir une attention et une concentration suffisante par rapport à uke .

Exemple de comportements observables (en positif et en négatif) :
pour tori

  • les coudes ne doivent pas s’écarter du corps sur shiho-nage ; sur kote-gaeshi, la main doit rester dans la ligne centrale du corps de tori ; etc.
  • préserver son équilibre (ne pas être déséquilibré par les saisies de uke, ou par ses propres déplacements) ;
  • préserver son intégrité (ne pas être touché par les frappes de uke) ; notion de réalité martiale ;
  • préserver l’intégrité de uke (ne pas le blesser) ;
  • attitude droite (ne pas être cassé ni tordu, le haut et le bas du corps travaillant sans lien) ; placement du bassin (sans cambrure excessive) et des articulations (épaules et genoux) permettant une disponibilité suffisante

pour uke

  • avoir un comportement d’attaquant : s’engager dans l’attaque sans être suicidaire (pas de faux shomen); donner clairement à tori une situation et accepter qu’elle évolue sans anticiper négativement ;
  • avoir une attitude créatrice, en posant une situation nécessitant réaction par l’attaque ou la saisie, et en obéissant ensuite à la « logique dynamique », en restant présent, actif, vigilant et adaptable tout au long de la technique ;
  • chuter sans se blesser.

Toutes ces données physiques vont évoluer ultérieurement vers des données psychiques et mentales (tranquillité, sérénité, disponibilité, etc.) au cours de la progression du pratiquant.

3.2Evaluation du niveau NIDAN – 2ème dan

DEUXIEME DAN OU LA COMPETENCE DANS LE MANIEMENT DES OUTILS

Définition du niveau

Le niveau Nidan – Deuxième dan doit permettre de manifester une compétence
dans le maniement des « outils » définis pour le premier dan, et non plus simplement une compréhension et une connaissance au plan général.
Le jury est donc plus exigeant dans cette évaluation selon des orientations supplémentaires

Connaissance formelle des techniques

La nomenclature d’aïkido doit être suffisamment connue pour que toute technique demandée par le jury puisse être exécutée sans hésitation.

Construction des techniques

L’exigence complémentaire porte sur la fluidité dans la construction des techniques, sur la perfection du contrôle de la distance avec l’adversaire dans toutes les phases du mouvement, et sur la capacité d’anticipation

Principe d’intégrité

C’est surtout sur ce point que le jury se montrera plus exigeant, tous les principes énoncés pour le premier dan devant effectivement se manifester dans la prestation du candidat au deuxième dan, et ce avec un engagement physique plus important (restant, bien sûr, adapté à l’âge des candidats, et ne devant en aucune façon prendre le pas sur le caractère technique de la prestation).

La maîtrise du principe d’irimi, et de la relation irimi-tenkan, doit commencer à se manifester : parvenir à prendre le centre de l’autre, puis parvenu à être le centre.

3.3 – Évaluation du niveau SANDAN – 3ème dan

LE TROISIEME DAN OU L’EMERGENCE D’UNE LIBERTE DANS LA TECHNIQUE

Définition du niveau

Le niveau Sandan – troisième dan doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques, la capacité à les adapter à toutes les situations, et l’émergence d’une liberté dans leur application.

Les exigences supplémentaires portent donc sur le niveau de maîtrise des critères précédents, et notamment sur :

  • un complet contrôle de soi et de ses actes ;
  • la capacité à faire des variations à partir des bases, si nécessaires (adaptabilité)
  • une disponibilité à tous moments de la prestation ;
  • une grande maîtrise du principe d’irimi ;
  • une juste appréciation de maai (contrôle de la distance, comme au deuxième dan, et interventions aux bons moments)
  • la capacité d’imposer et de maintenir un bon rythme à l’intérieur du mouvement

3.4 – Évaluation du niveau YONDAN – 4ème dan

LE QUATRIEME DAN OU LA MAITRISE COMPLETE


Définition du niveau

Le niveau Yondan – quatrième dan doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques de base et de leurs variantes.

Les exigences supplémentaires portent donc sur le niveau de maîtrise des critères précédents, et notamment sur :

  • la manière de dominer à tout moment la situation ;
  • l’adéquation du travail au partenaire et à la situation (cf. la notion d’aïki) ;
  • la sérénité du candidat ;
  • la capacité du candidat à exprimer sa qualité de perception, son degré d’intégration et sa liberté de maniement des principes de la discipline.